Gamification Ignite

L’évènement annuel de Agoria, la fédération belge de l’industrie technologique, se tenait hier. Un « inspiration forum » sous la forme d’un ignite était organisé en fin de journée. 5 minutes pour raconter une histoire. Sur la gamification des processus dans l’entreprise. Challenge. Exercice passionnant qui fonctionne très bien. A refaire assurément.

Et soudain j’ai eu envie de rejouer. Pouvais-je en dire autant des processus RH? Le cas Memory.

Vous avez déjà certainement vécu cette expérience: jouer à un bon vieux “Memory” avec des enfants, perdre, d’ailleurs perdre comme presqu’à chaque fois, et pourtant ne jamais refuser une partie. Non pas par obligation. Mais parce que le fait de jouer vous attire.

C’est en sortant d’une série de parties de Memory, quasi toutes perdues, avec mes enfants, que la question m’a assailli: Pourquoi, malgré le fait que je rate ce qui pourrait sembler l’objectif du jeu, j’ai tout de même toujours autant envie de jouer?

Essai de réponse.

1. Le fun
Cela semble évident. C’est la base. Ce qui m’attire c’est le fait qu’on s’amuse, qu’on y a du plaisir, qu’on y rigole. Il parait d’ailleurs que plaisir et motivation sont synonymes. En jouant au Memory, ce qui frappe, ce sont les sourires échangés, l’ambiance enjouée.

2. L’objectif
Au départ du jeu bien sur il y a un commitment autour des règles. C’est d’ailleurs plus que des règles, c’est avant tout un processus de jeu, une mécanique que tout le monde s’engage à suivre.
Et au Memory, les règles de base sont simples, connues et comprises facilement par tous.
Souvent, on y ajoutera des règles spécifiques pour faire évoluer la partie. Cela fera l’objet de débat et d’arrangement, de consensus, de l’ensemble des participants. Avec toujours un objectif important: qu’il soit atteignable à court terme.
Imaginez seulement un Memory qui dure 2 heures… Read more

Imaginez un monde sans jeu. Imaginez votre lieu de travail. Ou pas.

Hier en découvrant le nouveau ted.com/quotes je suis tombé en toute sérendipité sur le TED de Steve Keil. Choc inside: si vous voulez voir une vidéo qui donne des frissons d’énergie et de bon sens, ruez-vous!

J’ai plussoyé et je plussoie encore.

We are designed by nature to play.

En quelques mots, pour reprendre les propos de Steve Keil, le jeu aide petits et grands à développer une plus grande maturité émotionnelle, une meilleure capacité de décision, il stimule la créativité, augmente notre ouverture au changement, développe notre capacité d’apprentissage. Il donne du sens, un objectif et une maitrise et donc agit positivement sur la productivité. Il est vecteur de transparence, développe notre capacité à l’auto-direction, la collaboration, l’orientation résultat. Encore encore… bon c’est vrai, je suis un convaincu.

Et puis une question: “Fermez les yeux et essayez d’imaginer un monde sans jeu… A quoi ce monde ressemble-t-il?” Je vous laisse répondre…

“Et maintenant imaginez votre lieu de travail…”

Oui, c’est vrai, nous avons développé un concept erroné:  l’évidence irréfléchie que le contraire du jeu est le travail. Nous pensons à l’envers (l’opposé de jeu est dépression).

Il est temps de penser autrement. Il est temps pour une révolution des méthodes de travail.